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RIVOTRIL : en marche vers l'eugénisme


Docteur Gonzo
Published
Revised
June 4, 2020
4 months ago

Un décret signé par Philippe et Véran publié le 28 Mars au Journal Officiel vient préciser le texte de loi du 23 mars portant sur l’Etat d’Urgence sanitaire. Il autorise l'euthanasie active des patients Covid-19.

D'un coup d'État du gouvernement au décret

L’état d’urgence sanitaire met entre parenthèse la Constitution. Il suspend les délais de traitement des questions de constitutionnalité jusqu’au 30 Juin 2020. Le bien-fondé des lois votées au parlement n’est plus discuté et le Gouvernement est en roues libres (voir cet article de Mediapart pour plus de détails).

Pourtant, rien n'empêche le Conseil Constitutionnel de poursuivre sa mission en télétravail. Cette situation de Coup d'État s’accompagne d’un confinement de la population qui est le fait d’un manque de masques️ et de tests que le Gouvernement ne peut ou ne VEUT PAS fournir. Pour rappel :

Le décret se réfère aux consignes de la SFAP : lorsque les capacités d’accueil des Hôpitaux de Paris (HP) sont saturées, il est préconisé la création d’une unité spéciale où les patients Covid-19 ne bénéficient pas de prise en charge curative et n’entrent que pour y être «accompagnés jusqu’au décès».

Le RIVOTRIL, médicament de l'euthanasie

Le RIVOTRIL est un anxiolytique puissant prescrit pour traiter les crises épileptiques. Il est contre indiqué en cas de détresse respiratoire. Le décret autorise la prescription de RIVOTRIL hors AAM aux patients Covid en détresse respiratoire et refusés en réanimation. Plus précisément :

« Dans le cas où le midazolam n'est pas accessible il peut être remplacé par le Clonazépam (RIVOTRIL) (...) Le midazolam injectable est le médicament de première intention pour réaliser une sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès »

Une prescription est dite hors AMM si elle autorise l'usage d'un médicament pour autre chose que ce pourquoi il a été conçu et autorisé à être diffusé sur le marché.

Au sujet du midazomal, l’ampoule vient de voir son prix passer de 47 centimes à 28 euros.

Le médecin peut décider seul de l'euthanasie du patient

Le décret vise aussi les médecins des patients en EHPAD. Ils peuvent décider seuls s’il y a lieu ou non d’administrer une dose létale de RIVOTRIL à un patient «susceptible d’être atteint du covid-19». Cette expression est reprise par la FSPF :

Ce décret légalise ainsi la possibilité pour un médecin seul d’injecter une substance qu’il sait mortelle, sans l’accord du patient et sans consulter sa famille, entraînant un arrêt respiratoire complet en dix heures. Un exemple des conséquences dans ce témoignage sur Twitter.

Les médecins de l'Associu Corsu DI A Salute, dont le docteur Simoni, dénoncent ce décret dans cet article du Petit Corse :

« La dérive actuelle, tendant à généraliser, par décret, dans le cadre de l’épidémie de Covid 19, l’usage hors AMM du Rivotril injectable ou de tout autre produit accélérant la fin de vie chez des patients ne pouvant être admis en réanimation est des plus inquiétante. »

Les hôpitaux décontenancés par cette pratique

Les médecins sont privés de moyens curatifs (manque de lits, matériels, médicaments) à cause de la baisse acharnée des budgets des hôpitaux et à sa destruction méthodique par le gouvernement au profit du secteur privé. En pleine pandémie, l’ARS prévoit de supprimer 600 postes et 174 lits (plus de détails).

Le décret du 28 mars répond à l’engorgement des hôpitaux en autorisant l’euthanasie active de patients jugés moins susceptibles que d’autres de survivre à une suspicion de Covid. Ce faisant, le Gouvernement ne répond pas aux besoins de l’HP mais incite au contraire à donner la mort. Les médecins en témoignent eux-mêmes sur les réseaux sociaux (témoignage 1,  témoignage 2 et témoignage 3).

La légalisation par décret de l’euthanasie active et l’octroie du pouvoir de donner la mort au médecin seul pose de lourdes questions juridiques, et nous ne pouvons que nous en remettre à la lucidité et au discernement des médecins pour la gestion de cette crise sanitaire.

Les médecins sont quant à eux pris en étau et sont victimes de ces politiques publiques mortifères :

« On ne nous donne pas l’autorisation de soigner mais on nous donne celle de sédater. La raison c’est qu’on manque de chloroquine et que la France n’a pas enjoint Sanofi d’en produire ». Témoignage du Dr. Simoni dans le Petit Corse.

La politique budgétaire de l'Etat en grande partie responsable

Ce décret pose la question des politiques publiques sous jacentes. Celles-ci sont de toute évidence fondées sur une exigence de rentabilité s’inscrivant dans le projet LREM de privatisation de l’HP et dans une politique globale profitable aux actionnaires.

Autrement dit, la politique officielle du gouvernement LREM en matière de santé publique est de l’eugénisme à peine déguisé où aux soins curatifs sont privilégiés des soins palliatifs moins onéreux, destinés aux plus faibles et aux plus âgés.



Comble du cynisme, l’ARS, qui dépend du ministère, refuse de réquisitionner pleinement les cliniques privées sous prétexte que c’est aux hôpitaux publics d’assumer « la première ligne » (plus de détails).

De plus, leur refus idéologique assumé de nationaliser des entreprises comme Luxfer et leur dénigrement des solutions peu profitables pour les laboratoires pharmaceutiques comme l’Hydroxycloroquine, bref leur mépris du bien commun nous plonge collectivement dans un drame humain.

On peut à ce titre légitimement accuser E. Macron et le Gouvernement Philippe d’atteintes aux droits humains définis par la DDHC et de crime contre l’humanité.


Docteur Gonzo

La liberté des autres étend la mienne à l’infini.